L’arnaque au Bitcoin en France se traduit par une perte de 30 millions d’euros

La France est de retour sur le devant de la scène de la crypto-monnaie. Le pays, qui n’a pas encore pris position sur la réglementation relative à la cryptocriminalité, a signalé que ses citoyens ont été victimes d’une escroquerie au Bitcoin[BTC], selon les grands médias français.

Il est apparu qu’au moins 700 citoyens français ont été attirés par l’escroquerie au Bitcoin, ce qui a entraîné une perte d’environ 31 millions d’euros [environ 35 millions de dollars]. Selon l’Autorité des marchés financiers [AMF], les autorités boursières françaises, des gens ont été attirés dans cette escroquerie depuis le début de l’année, alors que le bitcoin et d’autres crypto-monnaies étaient sur la bonne voie alors que le marché progressé.

Les investisseurs ont été séduits par l’utilisation de publicités liées à un investissement avec des Bitcoins. Ils ont ainsi recueilli des renseignements tels que le nom et le numéro de téléphone des investisseurs. Suite à cela, ils ont fait un suivi auprès des investisseurs en leur offrant des plans d’investissement étonnants. Ils ont ainsi soutiré de l’argent aux investisseurs en vendant de fausses opportunités d’investissement.

Hélène Feron-Poloni, avocate spécialisée dans les questions patrimoniales, a déclaré :

“Le bitcoin est très complexe à comprendre, très technique. Les investisseurs ne comprennent pas nécessairement ce qui se passe, mais disent simplement : cette fois-ci, je ne rate pas l’occasion de gagner de l’argent”.

En outre, le directeur du marketing de Coinhouse, une société d’investissement d’actifs en cryptologie, Brian O’Hagan, a déclaré qu’ils ont découvert plus de 200 sites internet frauduleux, qui sont utilisés pour attirer les investisseurs à investir dans des fraudes similaires.

Les rapports suggèrent également que la France n’est pas le seul pays avec ce problème. Les responsables du gouvernement belge s’attendent à ce que les fraudes liées au bitcoin [BTC] et à d’autres crypto-monnaies dépassent les 100 millions d’euros.

Au mois de septembre 2018, la France a mis en place son cadre réglementaire pour l’offre initiale de pièces [ICO]. Aujourd’hui, le pays s’apprête à réglementer les marchés de la cryptocriminalité, d’après de récents rapports. Les autorités ont déjà mis en place l’enregistrement obligatoire auprès de l’AMF pour les échanges de devises virtuelles et les dépositaires afin de tenter d’introduire un cadre légal rapidement.